bandeau

Solutions: conscience

Deux humanités, une seule Terre

acrobaticonDessin Singer 1024x720Avec la crise du Coronavirus, tout le monde se tire des baffes ! Jamais la polarité des opinions n’a été aussi forte. Et c’est franchement aussi inconfortable qu’enrichissant ! C'est douloureux aussi, voire inacceptable, quand la valse des opinions tue, comme la farce criminelle autour du traitement par la chloroquine, banni par l'OMS et par plusieurs pays qui se sont rétractés ensuite. Combien de vies auraient pu être sauvées si on avait laissé les médecins faire leur travail? Bref...

Chacun de nous, sans exception, est invité à prendre position, que cela soit pour ou contre la vaccination obligatoire, l’application anti-Covid-19, Bill Gates, le Président Trump, l’état d’urgence, le confinement, la chloroquine, le racisme, les dangers de la 5G, le contrôle du climat, et j’en passe. 

Les masques tombent
Grâce à cette crise que nous traversons, nous ne pouvons plus tricher. Les maques tombent, qu'on les porte ou non. Nous sommes obligés d’ouvrir les armoires de notre inconscient où se tapissent de vieilles mémoires et des croyances endormies. Avec cette nouvelle réalité, la vie ne nous laisse rien passer. Tout remonte à la surface de nos histoires personnelles et collectives. Le virus nous remet sous le nez les dossiers brûlants que nous avions cachés tout au-dessous de la pile depuis 1000 ans, comme un  employé nonchalant qui remet à plus tard les dossiers les plus barbants.  Or, les fortes turbulences actuelles nous invitent à aller scruter leurs effets miroir en nous. Il faut trancher, entre vivre pleinement son humanité, plonger dans notre océan de vérité avec ses coups de gueule, sa confusion et ses larmes, ou se raconter encore des histoires pendant des éons. La somme de nos pensées racistes par exemple, qu’elles soient à peine teintées ou ouvertement déclarées, se traduit dans la réalité par les combats de rue aux États-Unis ou par les exterminations ethniques ailleurs. Notre déconnexion à la nature engendre la déforestation à l’autre bout de la planète. On nous coupant de nos racines spirituelles, nous faisons tomber des arbres centenaires. En se déconnectant de la vie réelle par l’hyper-connexion aux écrans, on laisse l’intelligence artificielle décider à notre place. Comme nous sommes tous reliés comme des écosystèmes interdépendants, nos absences et nos dérives individuelles entachent l’équilibre de l’humanité et de la planète. A l’inverse, quand je mets de la clarté en moi, c'est toute l'Humanité qui s'éclaire. C’est pour cela que le Covid-19 joue un rôle crucial. Il est un révélateur de mensonges et de vérités.

Deux camps s'affrontent

Ceux qui revendiquent le port du masque et le vaccin comme un geste altruiste, ont leur lecture planétaire. « Nous sommes prêts à sacrifier quelques libertés personnelles pour le bien collectif et sauver des vies » disent-ils. Ceux qui ont une lecture plus universelle se déclarent également altruistes car ils veulent protéger leurs frères et sœurs contre une tentative de contrôle planétaire sous de faux prétextes. « Résister à un vaccin au contenu douteux, de même qu'au port du masque, c’est s’affranchir des chaînes de la peur et libérer l’Humanité d’une emprise totalitaire avilissante. C'est redevenir souverains », expliquent-ils.  Les uns voient Bill Gates comme le généreux sauveur de l’Humanité et grand sponsor de la santé mondiale, les autres le perçoivent comme un dangereux psychopathe qui, en vaccinant 7 milliards d’individus, veut remettre de l’ordre sur son plateau de jeu encombré de  milliards de petits pions devenus trop désorganisés pour pouvoir continuer à en tirer profit. Ce qu'il faut comprendre, c'est que personne n'a tort ou raison. Chacun décrypte l'actualité à partir de la chaise sur laquelle il est assis. C'est pourquoi il est vain de tenter de se convaincre mutuellement. C'est le tabouret qu'il faut déplacer, pas la personne qui est dessus. Nous choisissons simplement la chaise qui est la plus confortable pour nous! Logique non? Cette observation nous permet d'excercer de l'empathie pour celui qui vit cette crise autrement que nous, tout en nous autorisant à exprimer note point de vue.

Cette dualité poussée à l’extrême se vit aussi dans notre sphère privée, en lien avec des problèmes en dehors de la gestion de la crise. Chacun est amené à manifester sa vérité intérieure, à écouter son intuition, à ne plus se taire pour dissimuler un secret de famille, un sentiment d'abandon, de trahison ou une escroquerie professionnelle. Il faut "se" dire, se révéler, amener de la clarté et de l'intégrité jusque dans ses moindres recoins. Les uns commencent à entrevoir leur origine spirituelle et infinie. Ils avancent en écoutant l'intelligence de vie essentiellement. Les autres s'identifient encore à l’image que leur renvoie leur entourage, se croient séparés du tout et placent leur confiance dans ceux qui les gouvernent. C'est un peu mettre côte à côte la vision d'un daltonien avec celle d'un nyctalope (celui qui voit dans la nuit). Ils ne voient pas la même réalité et pourtant chacun est dans sa vérité. 

Ainsi, j'observe deux humanités en plein divorce: l'une a confiance dans ses autorités et accepte de lui déléguer tous ses pouvoirs. L'autre considère qu'elle n'a plus besoin de se subordonner aux gouvernements et qu'il est temps de reprendre son existence en main. Je suis bien curieuse de voir comment ces deux familles vont se retrouver sur le terrain de la fraternité et de l'unité.

Isabelle Alexandrine Bourgeois

 

Pin It