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Solutions: conscience

Ema Krusi, la citoyenne du monde qui gratte

À défaut de trouver les informations dans la presse conventionnelle, la tonique lanceuse d'alertes genevois Ema Krusi a le mérite d'aller chercher par elle-même les renseignements qui peuvent nous aider à nous poser de vraies questions sur la liberté, la souveraineté, les conflits d'intérêt et la direction que nous souhaitons donner à notre existence. Même s'il ne s'agit pas d'un travail d'enquête approfondi par une équipe de journalistes confirmés, ses recherches sont louables et son initiative est un peu comme une piqure de moustique qui gratte! Elle ne nous laisse pas dormir la nuit! Ni sur l'oreiller de notre confortable ignorance, ni sur celui de notre paresse intelectuelle. Son insolence nous démange et nous renvoie à de vraies questions. Sa pertinence est un peu la punaise sous la fesse de celui qui veut s'assoir sur ses douillettes certitudes. J'ai la chance de connaître personnellement la jeune femme et nous avons beaucoup discuté, en toute transparence, sur ses intentions et ses motivations.

Je la sens complètement sincère lorsqu'elle affirme n'avoir aucune appartenance idéologique, ni même le moindre intérêt économique quand bien même elle est la directrice d'une célèbre enseigne genevoise de chaussures. Elle oeuvre bénévolement et d'arrache-pied au déploiement de la conscience par une information libre et indépendante. Son engagement moral au nom de la transparence de l'information se retrouve aussi sous sa casquette de cheffe d'entreprise, aussi rigoureuse et intransigeante sur la conception éthique de ses modèles de chaussures que dans son refus de croire aux salades.

D'ailleurs, j'aimerais couper court aux critiques sur les lanceurs d'alerte qui, en parallèle à leur engagement, vendent des produits ou des formations. Pourquoi discréditer la valeur d'une démarche personnelle altruiste en lui prêtant des intentions mercantiles? Et si c'était le cas, où est le problème? En quoi est-ce indigne d'être à la fois un chercheur de vérité et de gagner en même temps des revenus de sa passion, de partager ses connaissances par des coachings, de vendre des livres, des produits de bien-être ou de beaux objets créés ? Pourquoi est-ce que les démarches de promotion de joie, de confiance en soi ou de discernement devraient systématiquement être gratuites pour être crédibles et nobles? D'où vient cette résistance à donner de la valeur à l'engagement bénévole d'une personne qui parle d'amour d'un côté, tout en vendant des sacs ou des des huiles essentielles de l'autre?

Une chose est sûr: moi, quand je vois une jeune patronne offrir autant de temps et "se mouiller" à ce point, avec tous les risques que cela suppose, pour nous renseigner et nous mettre en garde contre les abus existentiels auxquels nous sommes exposés, je n'ai qu'une envie: lui témoigner ma gratitude et mon soutien en fonçant dans sa boutique pour lui acheter une bonne paire de petites chaussures, même si elles sont plus chères que les modèles à 30 francs fabriqués en Chine par des esclaves. Je préfère soutenir le courage d'une femme et le cuir d'Italie. 

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Mots-clés: Vaccins, Ema Krusi