Actu+

Mort subite du nourrisson: une nouvelle découverte

Strasbourg, France. Une équipe de chercheurs strasbourgeois est parvenue à établir un lien entre une anomalie cardiaque et le phénomène de mort subite des nouveau-nés. Pour aboutir à cette conclusion, l'équipe de chercheurs du Laboratoire de neurobiologie et de pharmacologie cardiovasculaire, associant pédiatres, pharmacologues et biologistes moléculaires a analysé pendant dix ans des coeurs de bébés décédés de mort subite en les comparant à d'autres coeurs de bébés décédés de mort traumatique.

Les chercheurs ont pu constater une "augmentation très significative" du nombre de récepteurs à l'acétylcholine, substance produite par le nerf vague dont la fonction est de freiner les battements du coeur. Si le système fonctionne trop intensément, il peut ralentir de manière intensive le rythme cardiaque et conduire, dans le cas extrême, à l'arrêt du coeur.

D'après les chercheurs, "l'anomalie découverte permet de suggérer que ces décès pourraient être précisément associés à des activités anormalement élevées de ce nerf freinateur au niveau cardiaque". A partir de cette théorie, la possibilité d''un dépistage précoce pourrait être envisagée. L'anomalie est en effet facilement détectable grâce à un simple prélèvement sanguin. Un traitement visant à réduire l'activité excessive du nerf vague pourrait de ce fait être prescrit au nourrisson.

"L'originalité et l'intérêt majeur des travaux strasbourgeois résident dans la perspective d'un diagnostic précoce des risques courus par le nouveau-né, grâce à l'examen d'un simple échantillon sanguin et d'un traitement préventif, puisque les médicaments existent", a souligné Pascal Bousquet, directeur du laboratoire à l'origine de la découverte.

En quinze ans, le nombre de décès de nourrissons pour raison inconnue a déjà fortement baissé en raison de l'arrêt du couchage systématique du bébé sur le ventre au profit du couchage sur le dos. Cependant, 1 nourrisson sur 2.000 succombe encore de mort subite en France, soit l'équivalent de 400 décès par an d'après la faculté de médecine de Strasbourg.

Canada : un chat est retrouvé au bout de 14 ans

ImageWinnipeg, Canada - Une famille canadienne avait perdu tout espoir de retrouver son chat, disparu depuis 14 ans. Mais il y a peu, Tiger Lily a été retrouvée.
Ingrid Kerger a été plutôt surprise lorsqu'elle a reçu un appel d'une clinique vétérinaire lui demandant si elle possédait un chat roux et si elle avait déjà vécu à Lockport, une commune située à une trentaine de kilomètres de son actuelle maison. Tiger Lily, sa chatte alors âgée de 3 ans, avait disparu en octobre 1996 et en dépit des recherches, elle n'avait pas été retrouvée. Quatorze ans plus tard, elle a pu être identifiée grâce à son tatouage et il a été possible de retrouver l'ancienne, puis la nouvelle adresse de Mme Kerger. La famille Kerger est ravie d'avoir retrouvé son animal de compagnie, qui avait été recueilli par une clinique vétérinaire dans un piteux état. Depuis, la chatte va beaucoup mieux et s'est réadaptée à son ancienne vie. Mme Kerger est quant à elle convaincue que l'animal sait où il se trouve: en effet Tiger Lily a passé sa première nuit avec Richard, son fils, comme elle le faisait il y a 14 ans.

La mendiante Rom et son ange gardien

ImageEn plein débat sur la mendicité, une dame de la bonne société dit pourquoi elle protège une Roumaine.
«Quel que soit le contexte, je m'en fiche. Lorsque je vois quelqu'un dans une telle détresse, dans une telle misère, une femme qui a faim, je préfère être éventuellement trop naïve plutôt que de manquer à la plus élémentaire humanité.»
Cette Lausannoise, plus habituée à fréquenter le beau monde que les miséreux contraints de faire la manche dans la rue, a pas mal bousculé son agenda depuis près de trois semaines. Tous les jours, voire deux fois par jour, elle se rend auprès d'une mendiante roumaine très handicapée pour lui apporter de la nourriture, des habits et un peu de réconfort.

Partout persécutés
«Le sort de ces populations me révolte. Les nazis les ont mis dans des camps de concentration et, aujourd'hui encore, ils continuent d'être partout persécutés.» L'ange gardien emmène généralement sa protégée dans l'un des établissements publics proches, où elle lui achète à boire et à manger.

«Il fallait voir, ces derniers jours, comme cette pauvre femme s'est jetée sur les sandwiches, elle semblait affamée», raconte sa bienfaitrice anonyme, qui précise que les responsables du restaurant se montrent très accueillants.

Hier, lorsque nous avons partagé le café avec les deux femmes, la mendiante roumaine lui témoignait sa reconnaissance pour des lunettes qu'elle venait de lui remettre. La communication entre les deux femmes est difficile, elles se comprennent plus ou moins par gestes. «Elle fait toujours signe qu'elle veut me bénir en guise de remerciements.»

La Lausannoise, qui souhaite rester anonyme, a commencé par offrir de l'argent. «Je l'ai vue assise sur le petit mur devant le kiosque Naville de Saint-François. Elle m'a fait pitié. Son regard exprime une telle désespérance. J'ai ressenti le besoin de la soutenir.»

Habits et médicaments
Plutôt corpulente, la femme, vêtue d'une doudoune noire trop petite, d'un foulard noir, d'une jupe bleu marine et de baskets usées, se déplace péniblement avec une béquille. «Je lui ai apporté des habits, une jupe, un pantalon, deux pulls, des chaussettes. Mais à part le pull et les chaussettes, elle ne porte pas les vêtements que je lui ai donnés, je ne sais ce qu'elle en a fait, mais peu importe.»

Notre interlocutrice a téléphoné au Service social de Lausanne, elle a aussi contacté le Point d'eau, une structure qui accueille les démunis et leur offre des prestations d'hygiène et des soins infirmiers ou médicaux. «Je lui ai proposé de l'emmener là-bas pour qu'elle puisse voir un médecin. Certains jours, elle semblait au plus mal. Mais elle n'a pas voulu», témoigne la bienfaitrice, qui lui a cependant acheté des médicaments.

Il semble que la mendiante dort chaque soir quelque part près de Lausanne. Que, dès qu'elle aura assez d'argent, elle retournera dans le village près de Bucarest où elle habite pour subir une opération. Elle parle aussi de ses deux enfants, handicapés comme elle et restés auprès d'une voisine.

«J'aimerais susciter un mouvement de solidarité. On me dit que ce que je fais est très bien. Mais je sens de forts préjugés négatifs. On ne peut pourtant pas fermer les yeux.»

Source

Un patient dans un état végétatif communique par la pensée

ImageUn patient qui survivait depuis cinq ans dans un état végétatif a pu “communiquer” avec ses médecins par le biais de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, l'IRMf. En fait de communication, ce patient a pu indirectement répondre, par oui ou par non, à des questions simples posées par les chercheurs. Ces résultats, publiés dans le New England journal of medicine, donne un coup de canif supplémentaire dans la supposée uniformité des états végétatifs. Jusqu'alors, les patients étaient considérés dans un état végétatif s'ils ne pouvaient répondre à aucun stimulus, ce qui était le cas de ce patient. D'autres sont dans un état de “conscience minimale” s'ils réagissent de manière mécanique à certaines sollicitations. Ces recherches devraient amener les autorités médicales à revoir la manière dont sont établis ces diagnostics.
Les chercheurs britanniques et belges à l'origine de cette étude se sont penchés sur le cas de 54 patients plongés dans un état végétatif ou dans un état de conscience minimale après un accident ou une maladie.

A l'évocation de deux activités distinctes – déambuler dans les pièces d'une maison ou jouer au tennis –, cinq des patients ont pu activer les régions du cerveau concernées. Cette interaction ne suffit pourtant pas à déterminer un état de conscience, ces réactions pouvant être de simples réflexes.

Les chercheurs ont donc tenté d'obtenir des réponses à des questions simples et fermées. Comme l'explique très bien le site Nature News, il est difficile, voire impossible, de déterminer quelles régions du cerveau sont activées quand une personne pense oui ou non. Aussi, les chercheurs ont demandé au patient de penser au tennis pour dire oui et à la maison pour dire non. Les zones du cerveau activées lors de ces deux activités sont distinctes et aisément identifiables grâce à l'IRM fonctionnelle.

L'un d'entre eux, un Belge dans le coma depuis cinq ans après un accident de la circulation, a réussi, grâce à cette technique, à répondre correctement. A la question "Est ce que votre père s'appelle Alexander ?", le patient a répondu oui en activant la zone du cerveau concernée. A la question "Est ce que votre père s'appelle Thomas ?", le patient a répondu non. Ces deux réponses étant les bonnes. En tout, le patient a bien répondu à cinq des six questions qui lui ont été posées. Précisons que les scientifiques qui avaient la tâche d'étudier les IRM ne connaissaient pas les réponses aux questions pour éliminer les biais inhérents à l'analyse.
La communication que permettent ces recherches restera limitée. Mais déjà, les chercheurs imaginent la portée de leurs résultats :
"Dans le futur, cette approche pourrait être utilisée pour répondre à d'importantes questions techniques. Par exemple, les patients pourraient être interrogés sur leur douleur. (...) Développée, cette technique pourrait être employée pour que les patients expriment leur ressenti, contrôlent leur environnement ou améliorent leurs conditions de vie."

Mais au-delà, cette capacité de communiquer avec des patients dans un état végétatif risque de poser des questions éthiques assez difficiles à trancher. Pourrait-on par exemple demander à un patient s'il voudrait être débranché ? Interviewé par l'Agence France Presse, le professeur Steven Laureys, qui a mené ces recherches :
"Nous devons maintenant nous asseoir autour d'une table avec la communauté médicale, toutes disciplines confondues, et des experts en droit, et décider des implications éthiques de cette recherche."

Sources

USA: les demandes d'indemnisation pour détention d'images pédophiles se multiplient

ImageLes actions en justice se multiplient aux Etats-Unis pour réclamer des millions de dollars aux détenteurs d'images pédopornographiques diffusées sur Internet, afin d'indemniser les enfants apparaissant sur ces photos. Les tribunaux sont encore divisés sur la réponse à apporter à ces demandes.
Il y a plus de dix ans, "Amy" -c'est ainsi qu'elle est identifiée dans les documents de justice- a été abusée sexuellement par son oncle, aujourd'hui en prison. Les photos qu'il a prises lorsqu'elle avait 8 ou 9 ans comptent parmi les images de pédopornographie les plus diffusées sur Internet aux Etats-Unis.

Amy, qui a maintenant 20 ans, réclame des dommages et intérêts dans le cadre de 350 affaires jugées au pénal, à raison de 3,4 millions de dollars (2,5 millions d'euros) par procès. La jeune femme n'obtiendra pas gain de cause dans chaque affaire, mais toute compensation obtenue l'aidera à financer sa prise en charge psychologique, ses frais médicaux et d'avocat ainsi que ses pertes de revenus liées au traumatisme subi, explique son défenseur, James Marsh.
Ses requêtes et celles d'autres victimes de pornographie enfantine posent de nouvelles questions à la justice américaine: une personne qui a en sa possession l'image d'un enfant abusé est-elle responsable de la souffrance subie par cette victime? Et combien devrait-elle payer?

"Il est difficile de décrire ce que cela fait de savoir qu'à tout moment, n'importe où, quelqu'un regarde des images de moi petite fille en train d'être abusée par mon oncle et en éprouve un plaisir malsain. C'est comme si j'étais abusée encore et encore", écrit Amy dans des documents de justice.
En février 2009, un juge du Connecticut avait ouvert la brèche en annonçant son intention d'ordonner à un homme condamné pour détention et distribution d'images pédopornographiques de verser 200.000 dollars (146.000 euros) à Amy. Selon le magistrat, c'était la première fois que dans une affaire pénale une personne reconnue coupable de posséder des images illégales, et non de les avoir créées, risquait de devoir verser des dommages et intérêts. L'affaire s'est finalement réglée à l'amiable par le paiement de 130.000 dollars (95.000 euros) à titre de compensation.
Mais depuis, les demandes de ce type se sont multipliées, et deux victimes, dont Amy, ont engagé des avocats, souligne Meg Garvin, de l'Institut national des victimes de crimes, basé à Portland dans l'Oregon.

Des centaines de requêtes ont été déposées, la plupart par l'avocat d'Amy, James Marsh. Il précise que ces actions en justice auraient été impossibles il y a encore cinq ans car les victimes ne pouvaient alors savoir quand un individu était pris avec une image d'elles en sa possession. La loi sur les droits des victimes de crime, votée en 2004, a changé la donne en mettant en place un système pour avertir les victimes. Aujourd'hui, Me Marsh reçoit plusieurs notifications par jour concernant Amy.

Jusqu'ici, les tribunaux sont apparus divisés sur les requêtes d'Amy. Au moins deux en Floride ont ordonné une indemnisation de plus de 3,2 millions de dollars, mais d'autres ont opté pour l'octroi d'une compensation symbolique et plusieurs ont refusé toute indemnisation.
Certains avocats de la défense argumentent que les enfants ne sont pas victimes de la simple détention d'images ou que leur client n'a aucun lien direct avec les victimes. D'autres disent qu'il est impossible de calculer de manière juste ces compensations.

Une cour d'appel fédérale a récemment confirmé la décision d'un juge au Texas de refuser toute indemnisation car le ministère public n'avait pas démontré la gravité du préjudice. D'autres avocats de la défense affirment que les demandes d'indemnisation relèvent des tribunaux civils et non d'une cour pénale.

Reste que de nombreux défenseurs des victimes voient les demandes de dommages et intérêts au pénal comme un outil supplémentaire pour lutter contre la pédopornographie. Ceux qui distribuent ou téléchargent ces images "doivent être tenus responsables, même s'ils ne sont pas la personne qui viole l'enfant", estime Ernie Allen, président du Centre national pour les enfants disparus et exploités. AP

Nouveau 'logo biologique' pour l'Europe

ImageLa Commission européenne a présenté, lundi 8 février, le 'logo biologique', un signe de reconnaissance officielle qui figurera sur les produits alimentaires bio préemballés produits dans l'Union européenne à partir du 1er juillet. 'Je suis ravie que nous ayons maintenant un nouveau logo pour les produits alimentaires biologiques de l'Union européenne', s'est félicitée Mariann Fischer Boel, commissaire européenne chargée de l'agriculture, au cours d'une conférence de presse.
Au cours de ces deux derniers mois, cent trent mille personnes ont voté en ligne pour choisir le nouveau symbole biologique parmi les projets des trois finalistes. OEuvre de Dusan Milenkovic, un jeune graphiste allemand d'origine serbe, le logo européen, dit 'eurofeuille', représente les étoiles de l'Union européenne, réparties en forme de feuille sur un fond vert. 'C'est un motif esthétique et élégant, que je suis impatiente de voir sur les produits que j'achèterai à partir du mois de juillet', a déclaré Mme Fisher Boel.


'Je suis parti du drapeau européen, j'ai changé la couleur et j'ai déformé le cercle d'étoiles jusqu'à en faire une feuille. J'ai aussi arrondi la forme des étoiles, pour qu'elle soit plus souple, comme si la feuille bougeait dans le vent', a expliqué M. Milenkovic. 'Je voulais qu'on reconnaisse l'origine européenne du logo, et qu'il soit très facilement identifiable', a-t-il ajouté. Si 'les 6 000 euros du prix font plaisir', Dusan Milenkovic compte surtout sur le prestige d'un logo présent dans les magasins de toute l'Europe pour assurer sa réputation naissante.

A compter du 1er juillet 2010, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les Etats membres de l'Union et répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L'apposition, à côté du logo de l'UE, d'autres logos à caractère privé, régional ou national sera autorisée.

Sources

La politique d'ouverture d'Obama devant le Congrès

ImageLe président américain a multiplié les gestes à l'égard des républicains alors que commence au Sénat l'examen du plan de relance de l'emploi.
Depuis la défaite humiliante du Massachusetts, Barack Obama s'est engagé dans une nouvelle politique d'ouverture auprès des républicains. Elle subira son premier test cette semaine au Sénat lors de l'examen du plan de relance de l'emploi proposé par les démocrates. Les premières mesures doivent être annoncées ce lundi et les démocrates espèrent un vote avant la fin de la semaine.

Depuis que le républicain Scott Brown a raflé le siège qu'occupait Ted Kennedy au Sénat, démocrates et républicains appellent à une politique «bipartisane». Les premiers parce qu'ils doivent désormais composer avec une opposition disposant d'une minorité de blocage (41-59) au Sénat, les seconds parce qu'ils ne veulent plus être perçus comme le parti du «non». L'attitude des républicains face aux mesures de relance de l'emploi, cruciales pour plus de huit millions de chômeurs américains, donnera le ton pour la poursuite des réformes. Si le texte est voté, il faudra trouver un compromis avec celui que la Chambre basse a adopté fin 2009.
Barack Obama a pris l'initiative de l'ouverture politique lors son discours sur l'état de l'Union le 27 janvier dernier. Il a proposé de rencontrer chaque mois les leaders démocrates et républicains du Congrès. Le premier rendez-vous aura lieu mardi à la Maison-Blanche. La seconde initiative date du 29 janvier. Pour la première fois dans l'histoire de la présidence, Barack Obama a accepté un débat télévisé inspiré de la séance de questions au premier ministre britannique à la Chambre des communes. Au cours de cet exercice qu'ils savaient risqué, les républicains ont pu exposer leurs alternatives à la politique menée, et le président défendre son agenda. Ce moment inédit de politique américaine a encouragé les deux camps à poursuivre le dialogue, même si les observateurs ont jugé que l'éloquence de Barack Obama et sa maîtrise des sujets lui ont donné l'avantage.

Dans les coulisses aussi, le dialogue s'est noué. Les stratèges des deux camps David Axelrod et Alex Castellanos se sont rencontrés à la Maison-Blanche pour mettre cartes sur table. Donnant aussi des gages sur le fond, le président soutient l'idée d'une commission bipartite sur la manière de réduire le déficit budgétaire. En parallèle, plusieurs sénateurs de son parti travaillent avec le camp adverse sur le front de l'emploi. Ainsi le démocrate Charles Schumer et le républicain Orrin Hatch proposent, notamment, une réduction des charges sociales pour les patrons de PME qui embaucheront un chômeur.

Une certaine frustration
Le débat au Sénat ne s'annonce pas moins difficile. Les désaccords idéologiques sur la sortie de crise restent profonds et la méfiance est grande quant aux véritables motivations de chaque camp en cette période aux forts enjeux électoraux. Dès son entrée au Sénat jeudi dernier, Scott Brown a laissé entendre qu'il pourrait voter contre le projet démocrate. Comme la plupart des républicains, il défend l'idée de réductions massives d'impôts pour relancer l'emploi plutôt que d'engager de nouvelles dépenses, alors que le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, souhaite voir passer une mesure sur l'extension de la durée de l'assurance-chômage.
Le stratège Alex Castellanos émet quant à lui des doutes sur la politique d'ouverture d'Obama. Elle ne porterait que sur le processus politique sans vraiment s'attaquer aux différences idéologiques. «Il y a une certaine naïveté chez le président qui croit que si vous donnez tout à tout le monde, tout le monde sera content.» Dans son allocution hebdomadaire à la radio, samedi, Barack Obama a laissé transparaître une certaine frustration : «Si quelqu'un a d'autres idées pour soutenir les PME et créer des emplois, je suis prêt à les écouter. Ma porte est toujours ouverte. Mais j'en appelle aux deux partis : ne vous opposez pas à de bonnes idées simplement parce que c'est de la bonne politique.»
Source

Pour les peuples indigènes, le film "Avatar n'est pas une fiction" !

ImageLes peuples indigènes se félicitent du triomphe d'Avatar aux Golden Globes, "un film qui raconte la véritable histoire de ce que nous vivons aujourd'hui".
L'histoire futuriste d'une tribu indigène vivant en harmonie avec la nature et confrontée à la décimation de sa communauté et à la destruction de ses terres ancestrales par des envahisseurs agressifs n'est pas qu'une fable fantaisiste. Comme les Na'vi, les peuples indigènes subissent la discrimination d'un monde qui pense qu'ils sont primitifs et attardés parce qu'ils n'aspirent pas au mode de vie des pays industrialisés et choisissent souvent, comme ils le font depuis des millénaires, de ne dépendre que de leur environnement naturel pour survivre.
Un Penan du Sarawak (partie malaisienne de l'île de Bornéo), a confié à Survival : "Nous, le peuple penan, ne pouvons vivre sans la forêt. Elle nous protège et nous la protégeons. Nous comprenons les plantes et les animaux parce que nous habitons ici depuis de nombreuses années, depuis des temps immémoriaux".
"Les Na'vi d'Avatar se lamentent parce que leur forêt est détruite. Il en est de même pour nous, les Penan. Les compagnies d'exploitation forestière abattent nos grands arbres, polluent nos rivières et font disparaître notre gibier".
Jumanda Gakelebone, un Bushmen du Kalahari a déclaré : "Nous les Bushmen sommes les premiers habitants de l'Afrique australe. Nos droits à la terre sont bafoués et nous appelons le monde entier à l'aide. Avatar me rend heureux parce qu'il montre au monde ce que c'est que d'être Bushmen et ce que notre terre représente pour nous. La terre et les Bushmen sont indissociables".

Davi Kopenawa Yanomami, connu comme le Dalaï Lama de l'Amazonie, a expliqué : "Mon peuple a toujours vécu en paix avec la forêt. Nos ancêtres nous ont appris à comprendre notre terre et les animaux. Nous avons utilisé ce savoir avec précaution, parce que notre existence en dépend. Ma terre yanomami a été envahie par les orpailleurs. Il en est résulté la mort d'un cinquième de notre peuple, atteint de maladies que nous n'avions jamais connues auparavant".
En recevant le Golden Globe Awards la semaine dernière, le réalisateur d'Avatar, James Cameron, a évoqué l'une des idées centrales de son film qui "nous interroge sur le fait que tout est lié, les êtres humains les uns aux autres et chacun de nous à la terre". James Cameron a ajouté: "Le génie du cinéma est que vous pouvez apprécier le miracle d'un monde que nous avons ici sans avoir à parcourir quatre années lumières et demi pour atteindre une autre planète".

James Cameron s'est inspiré de la langue maori de Nouvelle-Zélande pour inventer celle des Na'vi.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : "De même que pour les Na'vi qui décrivent la forêt de Pandora comme "leur tout", pour la plupart des peuples indigènes, la vie et la terre ont toujours été profondément liées".
"Le thème central d'Avatar - si l'on fait abstraction des lémuriens multicolores, des chevaux à longues trompes et des guerriers androïdes - se répète inlassablement sur notre planète."
"Comme les Na'vi d'Avatar, les derniers peuples indigènes du monde - de l'Amazonie à la Sibérie - sont également en danger d'extinction, leurs terres sont spoliées par de puissants intérêts pour des raisons lucratives telles que la colonisation ou l'exploitation forestière et minière."
"L'un des meilleurs moyens de protéger le miracle du patrimoine naturel du monde est d'une simplicité étonnante, c'est de garantir les droits territoriaux des peuples indigènes".
Source

France : un jeune homme de 16 ans crée sa propre télévision

ImageQuiberon, France - Un adolescent âgé d'à peine 16 ans, a mis en place une chaîne de web-tv consacrée à la presqu'île de Quiberon. Ainsi, au lieu d'aller au lycée en semaine, il se rend dans son bureau où il planifie des reportages. "Depuis que je suis petit, la photo et la vidéo me passionnent. J'aimerais être JRI (Journaliste reporter d'images, ndlr) [...] J'ai vu que des télés existaient sur Internet. Cela m'a donné envie d'en créer une sur Quiberon. J'avais déjà ma caméra. Il a juste fallu que je prenne quelques jours de montage". Voilà ce qu'explique à Ouest-France Louis Métivet, le jeune créateur de 16 ans de la web-tv de Quiberon. Si le jeune homme souffre de phobie scolaire qui l'empêche de se rendre au lycée, il suit des cours par correspondance ce qui lui laisse tout le loisir de partir en reportage sur le terrain.Sur sa web-tv, le jeune homme parle de la vie associative de la presqu'île, des évènements qui s'y passent et de la vie quotidienne des Quiberonnais. Le jeune homme a d'ailleurs vu l'un de ses petits reportages diffusé dans Thalassa et explique : "J'ai reçu des mails d'encouragement. Je vois le nombre de visites augmenter régulièrement. Un jour, il y a eu un pic à 200 visites. Ça fait plaisir et c'est encourageant. Mais je ne me fais pas de plans sur la comète. J'essaie juste de faire ce que j'aime et de le faire bien".

Les Hommes gagneraient beaucoup à prendre exemple sur la générosité des bonobos

ImageDeux nouvelles études américaines montrent que, contrairement aux autres primates, les bonobos partagent toujours, même lorsqu'il s'agit de nourriture. Les résultats des recherches s'inscrivent dans le cadre du projet TWOPAN («Genomic and phenotypic evolution of bonobos, chimpanzees and humans») financé par l'UE et sont publiés dans la revue Current Biology.

Les chercheurs expliquent que les humains et d'autres primates, et particulièrement les chimpanzés, deviennent très égoïstes avec l'âge. Les bonobos font exception à la règle. Le plus étonnant dans leur comportement altruiste est qu'il est naturel, contrairement aux humains qu'il faut éduquer au partage.

Lire la suite

C'est démontré: Les peuples sont compatissants

ImageLe tragique tremblement de terre, qui a révélé l'ancestral dénuement du peuple haïtien en souffrance, a mis en lumière beaucoup de vestiges : d'une part, la réalité d'un pays, qui a été pillé, exploité et oppressé, puni pour son héroïsme d'avoir été le premier à abolir l'esclavage, pour sa peur de l'armée napoléonienne, pour la couleur de sa peau acajou et pour sa digne volonté d'être libre qui a été démontrée de façon dramatique.
Ce tremblement de terre a également montré au monde entier que le prétendu intérêt des puissances à mettre fin à la pauvreté est une contradiction. En Haïti, la misère n'avait pas diminué mais augmenté exponentiellement. Bien que les puissances discutent de la façon de tenir leur promesse de mettre fin à la pauvreté, la nature se charge d'y mettre un terme à sa manière. La valeur humaine de la compassion a aussi été démontrée, à travers les témoignages de soutien des hommes partout dans le monde, des haïtiens eux-mêmes, et plus sans aucun doute des dominicains, qui de voisinages en voisinages, de rues en rues ont cherché de l'aide ; une aide qui a afflué en torrent, au-delà de la capacité demandée. Cela a démontré qu'il y a pas d'ennemis, ni de ressentiment, qu'il y a seulement deux frères divisés par une ligne dictée par une petite minorité: les vainqueurs de la guerre.

Il a été démontré que les puissances continuent à se croire être les maîtres de la destinée humaine, ils se croient autorisés à exploiter le territoire d'un pays libre, à exploiter ses institutions, à éclipser ou à annuler les gouvernements et leurs institutions.
Il a été rendu évident aux yeux du monde qu'il était possible de construire une meilleure société plus humaine et plus juste, avec notre aide, celle du peuple, sans ingérence, traumatisme ou intervention ; simplement avec la volonté compatissante, franche et ouverte de beaucoup de bonnes gens du monde entier. Ainsi, il a été montré qu'il est possible d'édifier un nouveau monde, où la vie n'est pas un miracle, ni un cadeau et encore moins le privilège de quelques élus. Nous, le peuple dominicain, avons fait et ferons tout ce que nous devons faire dans ce temps de souffrance pour le peuple haïtien et nous lançons un appel pour lui, pour nous-même et pour tous les peuples de la terre : pour le respect de leur souveraineté, de leurs institutions et de leur indépendance. Ces principes ne sont pas à vendre, ni destinés à être détournés (pour jouer), ils existent encore dans la rancune des milliers de corps qui sont toujours ensevelis : « Ensemble, nous les peuples continuerons de rêver au droit légitime à un monde meilleur».
Miguel Gil. République Dominicaine
Traduction: Wellesley in Translation (Claire-Marie Foulquier-Gazagnes, Xinyang Lei)

Un Jardin qui bouge et fait bouger !

Au départ d'un potager "solidaire", c'est  toute une dynamique qui se propage alentours! Cultiver des légumes...Expérimenter production et vente de proximité et partenariats divers. Susciter relations, créations, animations, repas, solidarité, coopération !

C'est fou ce qu'un terrain peut produire comme fruits délicieux !

Voir le blog pour détails et photos :
www.jardin-bio-solidaire

Rio: la "maman des favelas" a recueilli 46 enfants

Tout semblait les destiner à devenir trafiquants de drogue, comme ceux qui ont récemment abattu un hélicoptère de la police dans une favela de la zone nord de Rio, mais Floderlis dos Santos leur a rendu l'espoir.

Cette "maman" des quartiers déshérités a recueilli 46 enfants, en plus de ses quatre à elle: toute une fratrie entre 36 ans et 5 mois.

"J'ai été élevée dans la favela de Jacarezinho. J'y voyais des violences terribles. Un jour, j'ai réussi à sauver un adolescent de 13 ans qui allait être tué par des trafiquants, ça m'a donné du courage pour continuer. L'adolescent est venu vivre chez moi", raconte cette jolie métisse de 48 ans. Elle vit aujourd'hui dans un condominium à Niteroi, de l'autre côté de la baie de Rio, avec ses 50 enfants. L'ONG "Instituto Criança" paye son loyer.

A 27 ans, déjà mère de trois enfants biologiques, elle trouve un bébé de quinze jours dans une poubelle de la gare Central do Brasil. "J'ai ramené la petite fille chez moi. J'ai retrouvé la mère qui vivait dans la rue et l'ai fait venir aussi. Mais elle n'a pas voulu rester". Après, cela fait boule de neige. Chacun des enfants qu'elle ramène a une histoire, plus triste l'une que l'autre. Grâce à elle, les garçons ont échappé au trafic de drogue, les filles à la prostitution, seul avenir pratiquement pour les enfants des rues.

"La plupart des enfants des rues fuient la violence domestique, souvent sexuelle. Quand un enfant vit dans la rue, c'est parce qu'il est maltraité. Il ne faut surtout pas le remettre dans sa famille. Il faut que la loi change", affirme Flordelis qui considère la loi sur les mineurs "archaïque".

Elle avait recueilli un nouveau né dont les deux jambes avaient été brisées, mais, deux ans plus tard, son père l'a repris. Deux semaines après, il le jetait par la fenêtre parce qu'il pleurait trop. "Je me suis sentie coupable". Un jour de 1994, elle recueille 37 enfants d'un seul coup dont quatorze bébés. Les plus âgés, eux, sont venus frapper à sa porte. "A cette époque, la justice a voulu me reprendre les enfants. On allait les séparer pour les mettre dans des orphelinats, alors j'ai pris la fuite".

Elle passera une nuit dans la rue avec toute sa marmaille enroulée dans du papier journal, avant de se réfugier dans une autre favela. Un mandat d'arrêt est lancé contre elle pour "enlèvement". Quand un juge la localise, elle s'enfuit à nouveau. Puis elle décide de se présenter à la presse. Les plus vieux témoignent pour dire qu'ils ne veulent pas la quitter. Une avocate et une ONG décident de la soutenir.

C'est alors qu'elle passe de marginale à héroïne. "Je me suis sentie soulagée mais j'étais aussi en colère. Cette reconnaissance m'a coûté très cher". Actuellement, un film sur son histoire avec des acteurs de la puissante TV Globo est à l'affiche au Brésil et sera bientôt diffusé à l'ONU, à New York.

A la maison, Floderlis et son mari font tout eux-mêmes. Les plus vieux aident les plus jeunes. Tous apprécient cette cohabitation. Rayane, 15 ans, témoigne. "Ma mère m'a recueillie quand j'avais 15 jours. Elle a trouvé la femme qui m'a mise au monde. Elle m'avait jetée dans une poubelle mais je n'ai aucune rancune. Aujourd'hui, je suis une adolescente très heureuse", dit la jeune fille qui souhaite devenir "professeur d'anglais".

Flordelis a fondé une église évangélique dans un quartier pauvre où elle chante du Gospel. Daniel, 11 ans, a appris à jouer du piano en regardant le pianiste de l'église. Il attaque d'emblée "Love story" puis enchaîne sur "l'Hymne à la joie" de Beethoven. Ce pourrait être les deux hymnes de la maison de Floderlis.

Par AFP, publié le 26/10/2009

Le Clan des Néons

En plein Paris, deux heures du matin, une rue étrangement sombre car toutes les enseignes des magasins qui ont pignon sur rue sont éteintes: une panne d’électricité dans le quartier? Que nenni! Un passage des membres du Clan du Néon! Le Clan du Néon, composé d’illuminés qui un soir, ont remarqué que le petit boîtier disjoncteur de toutes les enseignes est accessible et qu’il suffit de baisser la manivelle pour que la lumière s’éteigne. Résultat: de nombreuses économies d’énergie. «Depuis 2003, à notre petit niveau nous voulons peser un peu et nous exprimer grâce à cette action simple», explique Bruce, un des créateurs de ce Clan. Car grâce au blog, les actions se comptent maintenant dans plus de 30 villes sur tout le territoire national. Et partout, la démarche est même. Plusieurs personnes font le tour des centres-villes, des zones commerciales pour éteindre les lumières comme si elles avaient été malencontreusement laissées allumées en laissant un petit mot pour signaler l’action militante.
Site

Mes prestations

Reportages, docs, événementiel, photographie, voyages...: Découvrez les compétences que je peux mettre à votre service: site Pro

BnB et chalet à louer

bnbBed & breakfast, location de chalet à Pinsec, Val d'Anniviers: 
En savoir plus...

Contact

info @ planetpositive.org

Tél Suisse + 41 79 286 18 82

Pinsec, CH-3961 Vissoie